Gère tes matières – activités pédagogiques

Introduire le sujet des matières résiduelles dans nos matières scolaires, un bon mixte!

Acteurs incontournables de l’éducation au développement durable au Québec, la Fondation Monique-Fitz-Back et Québec’ERE , proposent les activités pédagogiques de Gère tes matières, pour parler et traiter de gestion des matières résiduelles (GMR) en milieu scolaire.

À venir bientôt juste ici:

Tableau des activités pédagogiques GTM

Nous respirons toujours le même air d’une couche atmosphérique bien mince, l'eau que nous buvons est la même que celle qui a séjourné dans les neiges éternelles ou a désaltéré de jeunes dinosaures et nous tirons sans retenue du sol les hydrocarbures, les métaux et les minéraux, si utiles à notre vie quotidienne, alors que tous ces éléments ont mis des millions d’années à se constituer. Lavoisier, un grand scientifique, a émis cette phrase bien connue : « Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme. » Sommes-nous en train de trop transformer notre Terre ?

Notre planète se régénère lentement, bien plus lentement que notre développement extrêmement rapide. Nos actions ont un impact énorme sur l'environnement, et ils engendreront des conséquences graves pour les générations futures. En fait, si tout le monde vivait comme nous le faisons en Amérique du Nord, nous aurions besoin de cinq planètes pour soutenir notre mode de vie. Chaque année, nous devons devancer le « jour du dépassement* » jour où nous atteignons le moment où nous consommons plus de ressources que ce que la Terre peut renouveler en une année. Par exemple, en 2023, ce jour est arrivé le 2 août au niveau mondial et, pour le Canada, c'était le 13 mars (données de 2024).

Pendant ce temps au Québec, nos déchets disparaissent comme par magie dès que nous les déposons dans nos sacs à ordures. Selon les statistiques de RECYC-QUÉBEC, seulement 3 % du contenu d’un sac à ordures est réellement constitué de résidus ultimes. De manière plus détaillée, le sac à ordures des Québécois·es est composé de 20 % de matières récupérables et donc recyclables, de 57 % de matières organiques qui peuvent être valorisées (compostées de manière industrielle ou non) et d’une foule d’autres matières qui ne doit pas s’y retrouver. Pourtant, nous ne récupérons que 47 % des matières recyclables, et le pourcentage en milieu scolaire est encore bien moindre.

Il fut une époque au cours de laquelle le milieu scolaire était à l’avant-garde en matière de sensibilisation et de mobilisation à la récupération. Or c’est moins le cas aujourd’hui à cause de nombreux défis qui font obstacle au détournement de ces matières : contrats sans modification possible auprès des compagnies d’entretien, manque de volonté des centres de services, moindre engagement des jeunes, surcharge de travail du personnel scolaire, différences marquées des systèmes de tri d’une région à l’autre, complexité des matières et ajout des matières compostables. Si nous n’avons pas, ou trop peu, de prise sur la plupart de ces défis, il reste que l’école est un formidable vecteur de changement et d’amélioration des habitudes sociales. La capacité d’influence des jeunes sur leur cellule familiale est indéniable et constitue une richesse pour la Fondation Monique-Fitz-Back et Québec’ERE – environnement et développement durable.

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